8 posts tagged “musique”
Your Woman, sorti en 1997, est l'unique tube de White Town, aka Jyoti Mishra. Allez jeter un coup d'oeil du côté de My Woman d'Al Bowlly and Lew Stone, l'intro devrait vous évoquer quelque chose ;)
« Chryde, this is Zach from beirut. I was extremely excited to hear of the possibility to fly out to paris to play a show...but alas, the timing is off. on may 31st I’ll be in the midst of preparing a tour with a live band around the east coast....But I was hoping that you keep me in mind, and if I were to go out to europe later this year, Some extra help in paris would be ideal...Its been about a year since I was last there. probably my favorite place in all western europe. »
C’était en avril 2006. Gulag Orkestar venait de sortir. Sans savoir trop pourquoi, j’avais écrit à Zach Condon, avec dans l’idée de le faire venir jouer à Paris. Cela n’était pas allé plus loin que ces deux mails. Six mois plus tard, je le croisais pour la première fois, pour tenter un Concert à emporter. Il avait les yeux dans le vague, il avait juste dit qu’il était épuisé, le lendemain il annulait sa tournée. Trop optimistes, trop présomptueux, nous avions déjà marqué « Beirut » sur nos flyers. Ce n’était que partie remise, quarante numéros : voici Beirut, Concert à emporter n°64.
Cette histoire pourrait être écrite sur des pages. Apprendre que Zach a toujours envie de faire un Concert à emporter. Une rencontre au concert de Blonde Redhead. Un resto, deux, une terrasse sur laquelle je lui montre le Concert à emporter du Kocani Orkestar, le regard d’un gamin surexcité, l’organisation de la soirée, la fin de ses deux mois à Paris. Et au milieu, une fin d’après-midi, enfin...
Annie Clark, plus connue sous le pseudonyme de St Vincent, est la très belle surprise de ce week-end. Une voix fascinante et fragile à fois qui n'est pas sans rappeler Feist. Elle a notamment joué en première partie d'Arcade Fire et accompagné Sufjan Stevens lors de sa tournée en 2006. Je ne suis pas forcément fan de la surinstrumentalisation des morceaux proposés sur son myspace, mais pour ce concert à emporter, il n'y a qu'elle, sa voix, et quelques cordes, c'est tout simplement magique !
Nous l’avons menée dans un appartement au sommet de Paris, un appartement boudoir, vieux meubles chinois, combles, photos décaties et bouquins entassés sur les murs, un peu partout. Partout où elle se posait, il y avait du cinéma. Avec sa veste sur un balcon surplombant Paris, allongée sur un lit de soie, partout il y avait cette voix, qui fredonnait Five Years de Bowie chaque fois qu’il y avait un silence à combler. Nous étions tous magnétisés, oui, disons-le. On en faisait un peu trop, et elle aussi. Annie minaudait et nous l’encouragieons.
Suite du concert à emporter sur le site de la Blogothèque.
Je parlais dans une précédente note de Godspeed You! Black Emperor. Les amateurs connaissent déjà certainement, mais pour les néophytes tels que moi, je vous invite à vous rendre à cette adresse où le groupe propose en libre accès les versions audio de pas moins de 32 concerts ! Une occasion unique de se plonger dans ces longues pièces musicales envoutantes avec en prime de nombreux inédits...
... j'écoute Keren Ann et bien entendu Neil Young dont je ne décroche plus depuis qu'on me l'a judicieusement conseillé.
Le terme "post-rock" apparaît pour la première fois en 1994 dans les colonnes du magazine britannique The Wire, pour qualifier le premier album de Bark Psychosis. Moins d'un an plus tard, cinq écossais : Stuart Braithwaite (guitare), Dominic Aitchison (basse), Brendan O'Hare (batterie), John Cummings (guitare), Barry Burns (multi-instrumentiste) forment un groupe qu'ils appelleront faute de mieux Mogwaï.
Porte étendard le plus influent de la frange "rock" de la scène post-rock, ils sont l'incarnation musicale de la définition qu'en faisait Simon Reynolds, proposant des morceaux « utilisant des instrumentations rock pour un résultat qui s'éloigne du rock et où les guitares sont utilisées pour obtenir des timbres et textures sonores plutôt que des riffs ». Une énergie rock et mélodique, des thèmes torturés et immersifs forment des pièces musicales aux géométries variables, évoluant du clair au saturé jusqu'à l'explosion sonore en concert voir au trip hypnotique dans une salle dopée au larsen...
Government Commissions extrait des BBC sessions de John Peel est une bonne entrée en matière, mais vous pouvez vous attaquer au tout premier album avec Young Team. Personnellement, je vous conseillerai leur tout dernier album Mr. Beast dont est extrait le morceau suivant. Le clip est signé Woof Wan-Bau, aka Joji Koyama.
Enfin, si l'Ecosse ne vous botte pas plus que ça, deux autres
groupes de la galaxie "post-rock" que j'apprécie tout particulièrement
: From Monument to Masses et A Silver Mt. Zion groupe fondé en 1999 par trois anciens membres de Godspeed You! Black Emperor.
Giant, sorti en octobre 2006 est le huitième album du groupe après "Not on top" paru en 2005. Une consécration critique qui semble s'accompagner d'un succès public amplement mérité. Herman Düne se distingue à mes oreilles par un son folk décalé, volontairement festif, et surtout un songwriting brillant des pop-songs légères de David, aux textes plus profonds, aériens d'André.
Ceci étant dit, le mieux c'est encore de les écouter ! Je vous propose donc un nouveau Concert à emporter signé de l'inévitable Blogothèque et un des nombreux morceaux que j'écoute en boucle depuis plusieurs semaines : I'd rather walk than run.
I'd rather walk than run
Herman Düne
And you said you didn’t care about distance
That being miles apart didn’t make any difference
I told you I was slow, and you thought that it was fun
And I said well, I’d rather walk than run
And if one day, I make it back to my homeland
If people know the songs that i wrote for my band
Well I’d buy new shoes for my daughter
And a house for my mom
But you know I’d rather walk than run
And you told me not to take the long way home nightly
You told me « David, you shouldn’t take it lightly »
« You could get chased by some crook or even mugged by a bomb
And i was like « mom I’d rather walk than run »
And it’s crazy to think how mad I made you
And it’s weird to think how bad now I miss you
Like when you stood there waiting for me in the early morning sun
And I was like : I’d rather walk than run
And now the aching in my heart amuse me
And memories of you, confuse me
But if I have to rush to get you back I will go alone
And you know I’d rather walk than run
Well you know I’d rather walk than run
C'était
le week-end, et après une semaine passablement chargée, je devais
passer à la Fnac taper un brin de causette avec d'anciens collègues. Et
puis, E. étant absente, je glisse côté livre puis côté musique où je
rencontre M. Nous parlons de Bob Dylan, du dvd de Scorcese (disponible
le 18 novembre), nous feuilletons l'indispensable must have
publié chez Fayard bourré de fac similé de places de concerts, flyers,
et autres textes de chansons griffonés au hasard des lieux de passage.
Nous évoquons ses Chroniques,
le temps passe, je retour au rayon disque. J'en saisis un, il me
fallait un cadeau (c'était en fait la raison première de ma venue), un autre aux accents jazzy oscillant entre reprises et créations trop inspirées, mais la voix m'accroche. J'ai deux amours, mon pays... et Paris, back in your own backyard, suivi de l'éternel The way you look tonight.