On dire ce qu'on veut, mais lorsque le ciel est gris, que l'humeur taquine le bof et que les haut parleurs de la rue commerçante près de chez vous diffusent à fond les ballons les même chants de Noël depuis trois semaines, un petit tour sur Bash-fr s'impose. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore ce site, Bash-fr recense les perles copiées/collées par les utilisateurs des conversations msn, chat, irc etc.
Attention, humour 100% nerd/geek. Morceaux choisis :
<Charly> : Je viens de bacher Elise o/
<Mirfin> : ?
<Charly> : Elle m'a sorti : "Eh t'as vu, ils sont en train
d'inventer les spermatozoides synthétiques... Bientot on aura plus
besoin de vous les mecs, vous allez disparaitre."
<Mirfin> : Et t'as répondu ?
<Charly> : "Ben écoute ma grande... On a déjà inventé le
lave-vaisselle et la machine à laver, et vous etes toujours là..."
<Mirfin> : Owned \o/
<Charly> : Je sais \o/
***
ROM1-25 dit : heu c'est pour moi que t'es aussi peu vétu ?
* Luci3 ^^ a arrêté l'affichage de la webcam
ROM1-25 dit : apparement non xD
***
reg: dingue ça
reg: ya un mec sur la rambarde de sa fenetre
griotte: suicide?
kage: suicide?
reg: putain ouais, en plus m'a l'air serieux le bougre
reg: on est au 4e...
reg: putain il va sauter les mecs!!!! je fais quoi?
griotte: webcam->youtube.
kage: youtube.
***
<ptilu> hep, tu crois que les geek, quand ils meurent, ils vont
aller au paradis du geek ? => une espèce de Sillicon Valley dans la
plaine d'Hyrule, cablée en fibre optique o/
<Odin> No, quand un geek meurt, il va à la corbeille.
***
<ed> chuis sur un site d'annonces immobilières
<ed> dans les options de tri, y'a écrit "avec toit"...
<ed> tant qu'à faire j'vais mettre oui
***
Melethon: pas mal la photo... une vraie sirène
Paupau: tu pense vraiment ça :D trop gentil!
Melethon: je t'assure, mi-thon mi-humaine, ça cour pas les rues hein
* Paupau est hors-ligne
La suite >>>
Bien sûr, il était âgé de 97 ans, mais c'est tout de même l'une des voix les plus fortes de la littérature française qui s'éteint. Publié aux éditions Corti, il est surtout connu pour avoir refusé le prix Goncourt en 1951 pour le Rivage des Syrtes. Le Monde lui consacrait le 24 un long article, Pierre Assouline lui rend hommage, et on peut toujours se rendre sur la page qui lui est consacrée sur le site des éditions José Corti.
"De la vie banale au sommet de l'art, il n'y a pas de rupture, mais épanouissement magique, qui tient à une inversion intime de l'attention, à une manière tout autre, tout autrement orientée, infiniment plus riche en harmoniques, d'écouter et de regarder."
"écrire comme on se jette à l'eau, en faisant un acte de confiance dans l'élément porteur"
"Ce qui me plaît chez Breton, ce qui me plaît dans un autre ordre chez René Char, c'est ce ton resté majeur d'une poésie qui se dispense d'abord de toute excuse, qui n'a pas à se justifier d'être, étant précisément et d'abord ce par quoi toutes choses sont justifiées."
Dernier survivant d'une génération qui disparaît avec lui, il confiait il y a quelques années au journal Le Monde :
«En littérature, je n'ai plus de confrères. Dans l'espace d'un
demi-siècle, les us et coutumes neufs de la corporation m'ont laissé en
arrière un à un au fil des années. J'ignore non seulement le CD-Rom et
le traitement de texte, mais même la machine à écrire, le livre de
poche, et, d'une façon générale, les voies et moyens de promotion
modernes qui font prospérer les ouvrages de belles-lettres. Je prends
rang, professionnellement, parmi les survivances folkloriques
appréciées qu'on signale aux étrangers, auprès du pain Poilâne, et des
jambons fumés chez l'habitant.»
... c'est qu'ils ont encore des Burger King ! De passage à Londres, on a forcément testé.
Imaginez maintenant un monde sans Whopper (pas très compliqué pour nous), mais outre atlantique, apparemment, c'est le choc. Ca fait peur.
En version complète, ça donne : Whopper freak out, une bonne grosse opération de communication bien "US".
Au final, whopper ou pas, n'oubliez pas de passer par la case Supersize me, et ne reprenez pas de burger.
Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Qu'on soit "quechua" ou pas, un peu de franc parler, un peu de justesse sur les banlieues et les gens qui les vivent ça fait du bien, surtout, ça sonne vrai. C'est dingue comme en formatant tout on finit par oublier le vrai son des mots, la conviction, l'engagement, ou même tout simplement le quotidien, les mots des uns et des autres. C'est la courte interview d'Augustin Legrand, c'est surtout Prise directe un blog écrit à deux mains, journalistes et "jeunes" de la cité autour d'une volonté commune. Raconter la banlieue autrement que lorsqu'elle flambe. Ouf, on respire.
Une petite quinzaine après la fermeture temporaire de ce blog, me voilà de retour avec pas mal de news. Un séjour à Londres, mais ça concrètement peu vous importe, en tout cas, c'était TOP. Surtout, un nouveau blog, sur Wordpress cette fois, et un nom de domaine : Lily press (http://www.lilypress.fr).
La vraie question est : concrètement qu'est ce que ça change ?
Bonne question. Et bien concrètement, mes centres d'intérêts n'ont pas changé, on retrouvera donc sur le nouveau blog sensiblement la même chose que sur le précédent. La vraie différence, c'est une volonté de ne pas partir dans tous les sens, comme c'était le cas ici. C'est pour ça que le nouveau blog sera plus orienté image, bande dessinée, photo etc. et Vox, plus sur... Du blabla très égo centré. Après tout, c'est un peu ça la base du blog !
A tout de suite donc, ici ou ailleurs, mais à tout de suite.
Si je parle assez souvent de photographie sur ce blog, il est en revanche plus rare que je connaisse personnellement le photographe. C'est le cas de Bernard, avec qui j'étais au lyçée, dont j'ai découvert le photoblog via Facebook. J'aime tout particulièrement ses portraits, élégants et complices. Un genre particulièrement délicat qui me renvoie à ces quelques mots d'Henri Cartier-Bresson que je citais dans une précédente note : je cherche surtout un silence intérieur. Je cherche à traduire la personnalité et non une expression.
Toute la difficulté du dialogue qui s'instaure entre le sujet et le photographe. Ici, la complicité se lit jusque dans les regards. Probablement un proche. Tel autre, plus distant. Un inconnu ? Finalement, est-ce le photographe qui n'a pas su capter l'instant ou le sujet qui ne se livre pas ?
Le portrait photographique présuppose toujours un pacte dont l’enjeu est la rencontre et la négociation de deux désirs. Or il n’y a aucune raison pour que le désir d’œuvre du photographe et le désir d’image du portraituré coïncident : de ce fait, le portrait rencontre toujours sa vérité dans la manière dont il négocie la tension entre des regards qui se croisent et qui s’éprouvent mutuellement.
Les portraits de Bernard sont le reflet de ce dialogue incessant toujours plus évident à établir avec ceux que l'on connaît intimement. Moins avec ceux qu'il faut dévoiler en un court instant. Mais au final, de qui s'agit-il réellement ? Peut-être bien plus d'un autoportrait. Un autre regard sur soi, qui n'est jamais aussi intéressant que lorsqu'il s'affranchit du quotidien et du "visuel" pour interroger par l'image les relations qu'il entretient aux autres.
Fort de deux nouveaux Eisner awards obtenu pour sa mini série Batman : Year 100, Paul Pope demeure l'une des icônes de la scène underground américaine. Relativement méconnu en France, il fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle traduction avec Heavy Liquid publié aux éditions Dargaud.
New-York, quelque part entre le futur et demain.
"S" est un camé dopé à l'heavy liquid, une substance euphorisante proche du métal liquide. Recherché par une bande de clowns sur-stuffés et armés, il est embauché par un riche collectionneur pour retrouver LA plus grande artiste du moment, et lui proposer de réaliser son grand oeuvre : une sculpture à base de heavy liquid...
J'adore les mangas, j'adore les comics, j'adores les bandes dessinées, j'adore la science fiction, j'adore le rock'n'roll. Je cherchais une idée qui me permettrait de mixer ces impulsions diverses en une seule histoire, un barrage de bruits visuels qui se lirait comme une bd du futur. Mais le futur qui fait peur, le futur hurlant - un endroit où les gens deviennent des machines, où ils vivent dans des quartiers en ruines, où ils dorment dans des cités-ghettos et se déplacent plus vite que les requins dans le grand bleu de l'océan, un monde de visages masqués, de toxicomanies, de secrets et d'illusions arrachant de minuscules victoires à un monde dévasté.
Pur produit du récit d'anticipation du milieu des années 90 doublé d'une amourette piteuse, Heavy Liquid
n'a rien de l'épopée fulgurante, visionnaire ou romanesque. Paul Pope
promène son double de papier dans un univers fantasmé, riche en
concepts et personnages hallucinés, une fantaisie en somme qu'on ne
retrouve guère ailleurs que dans les rêves. Et pourtant, Paul Pope nous
entraîne au coeur de son propos moins
à la force des mots, qu'au rythme électrisant d'un flot d'image
ininterrompu. A la légèreté scénaristique répond l'explosivité
graphique d'un auteur nourri d'influences cosmopolites allant des
comics de Jack Kirby et Alex Toth aux grands européens, Pratt en tête,
en passant par le manga auquel il emprunte sa dynamique narrative toute
particulière. Véritable manifeste grunge, Heavy
Liquid est l'un des albums incontournables de la fin d'année, un "barrage de bruit" lésé par un staccato scénaristique maladroit, mais visuellement assourdissant.
« Chryde, this is Zach from beirut. I was extremely excited to hear of the possibility to fly out to paris to play a show...but alas, the timing is off. on may 31st I’ll be in the midst of preparing a tour with a live band around the east coast....But I was hoping that you keep me in mind, and if I were to go out to europe later this year, Some extra help in paris would be ideal...Its been about a year since I was last there. probably my favorite place in all western europe. »
C’était en avril 2006. Gulag Orkestar venait de sortir. Sans savoir trop pourquoi, j’avais écrit à Zach Condon, avec dans l’idée de le faire venir jouer à Paris. Cela n’était pas allé plus loin que ces deux mails. Six mois plus tard, je le croisais pour la première fois, pour tenter un Concert à emporter. Il avait les yeux dans le vague, il avait juste dit qu’il était épuisé, le lendemain il annulait sa tournée. Trop optimistes, trop présomptueux, nous avions déjà marqué « Beirut » sur nos flyers. Ce n’était que partie remise, quarante numéros : voici Beirut, Concert à emporter n°64.
Cette histoire pourrait être écrite sur des pages. Apprendre que Zach a toujours envie de faire un Concert à emporter. Une rencontre au concert de Blonde Redhead. Un resto, deux, une terrasse sur laquelle je lui montre le Concert à emporter du Kocani Orkestar, le regard d’un gamin surexcité, l’organisation de la soirée, la fin de ses deux mois à Paris. Et au milieu, une fin d’après-midi, enfin...